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Définition de la semaine n°12 : La mémoire haptique

La mémoire haptique
Origine : L’haptique, du grec ἄπτομαι (haptomai) qui signifie « je touche », désigne la science du toucher, par analogie avec l’acoustique ou l’optique. Au sens strict, l’haptique englobe le toucher et les phénomènes kinesthésiques, c’est-à-dire la perception du corps dans l’environnement.

Définition : La mémoire haptique est la mémoire tactile. Elle permet l’enregistrement, de forme, de texture ou de geste par exemple. Dans notre champ de réflexion, la psychologie appliquée aux relations dans le monde du travail, elle sert beaucoup lors de l’apprentissage des savoir-faire (manier les machines, outils, etc.). Ce terme a été introduit terme introduit en psychologie par Revesz, 1934, 1950).

A noter : Classiquement la perception tactile manuelle est scindée en 2 grandes catégories (Hatwell, Streri, & Gentaz, 2000) :
-    La perception cutanée ou passive – résulte de la stimulation d’une partie de la peau qui ne bouge pas (ex : Le dos de la main repose sur une table et un objet pointu est déplacé sur la paume. Dans ce cas, comme seule la couche superficielle de la peau est soumise à des déformations mécaniques, le traitement perceptif ne concerne que les informations cutanées liées au stimulus appliqué sur la main).
-    La perception tactilo-kinesthésique ou haptique – résulte de la stimulation de la peau alors que la main en mouvement entre en contact avec des objets. (ex : La main et les doigts suivent le contour d’un objet pour en apprécier la forme. Dans ce cas, il s’ajoute nécessairement à la déformation mécanique de la peau celle des muscles, des articulations et des tendons. Des processus très complexes sont impliqués ici car ils doivent intégrer simultanément les informations cutanées et les informations proprioceptives et motrices liées aux mouvements d’exploration cutanées pour former un ensemble indissociable appelé « perceptions haptiques ».)

Un exemple de tablette tactile essayent de reproduire artificiellement la perception haptique

Sources :
Wikipedia

Psycho-travail.com

Définition de la semaine n°11 : la dysorthographie

La dysorthographie

Définition
La dysorthographie est un trouble d’apprentissage caractérisé par un défaut d’assimilation important et durable des règles orthographiques (altération de l’écriture spontanée ou de l’écriture sous dictée). Celui-ci perturbe, dans des proportions variées, la conversion phono-graphique, la segmentation des composants de la phrase, l’application des conventions orthographiques (dites règles d’usage), et enfin l’orthographe grammaticale (marques flexionnelles que sont les accords et conjugaisons).

Les problèmes découlant de la dysorthographie sont :
-Une lenteur d’exécution, des hésitations et une pauvreté des productions ;
-Des fautes d’orthographe, de conjugaison, de grammaire et d’analyse ;
-Des difficultés à l’écrit semblables à celles du dyslexique ;
-Des erreurs de copies et des découpages arbitraires ;
-Des économies de syllabes, des omissions et des mots soudés.
-Ce trouble fait souvent suite à une dyslexie mais l’association n’est pas systématique. On distingue le trouble du développement du trouble acquis (suite à une lésion du système nerveux par exemple), on emploie dans ce dernier cas plus fréquemment le terme d’agraphie

Déceler le trouble
Chez l’enfant dysorthographique, on constate des problèmes spécifiques à l’écriture, que l’on ne retrouve pas dans le langage parlé. En écrivant, l’enfant va sauter des lettres, oublier des syllabes. Il va couper les mots de manière fantaisiste. Il aura de plus des difficultés avec l’écrit de manière générale et sera assez lent. La détection de ce trouble peut se faire dès le CP, lorsque l’enfant commence l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Les causes
Avant de rechercher les causes, il faut éliminer d’autres facteurs tels que les troubles visuels. Il faut également écarter la dysgraphie, qui sera traitée par un psychomotricien. La cause des troubles reste méconnue. D’éventuels problèmes physiologiques et des troubles psychoaffectifs sont cités.

Comment traiter ?
La rééducation de manière précoce est essentielle pour éviter le retard scolaire. C’est pourquoi le dépistage est essentiel. Comme pour la dyslexie, le traitement nécessite un suivi par un orthophoniste.

Sources: Doctissimo et Wikipedia.

Définition de la semaine n°10 : l’autisme

L’Autisme
L’autisme ou, plus généralement, les troubles du spectre autistique (TSA) sont des troubles du développement caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs. L’autisme décrit donc une forme de repli sur sa vie intérieure. Il s’agit d’un trouble profond du développement de l’enfant, se manifestant par un isolement par rapport au monde extérieur et par un manque d’intérêt pour les contacts sociaux.  Le problème majeur chez les enfants autistes est leur manque d’intérêt pour la communication. Il est donc très difficile pour beaucoup de parents d’établir un contact avec leur enfant autiste.

A noter :
>Le terme «autisme» vient du grec et se compose des mots «autos» = soi-même et «isme» = l’état.
>L’autisme est en constante augmentation, au point de toucher près d’un enfant sur 150 selon le collectif Autistes sans frontières.
>Selon le degré de gravité, on distingue trois formes d’autisme, les formes les plus répandues étant le syndrome de Kanner et le syndrome d’Asperger.
>Les garçons sont touchés plus fréquemment que les filles. L’autisme se manifeste généralement avant la troisième année de vie.

Sources: Doctissimo, Wikipedia et  Santé Web.

Pour aller plus loin :
Ci-dessous le témoignage en vidéo de Taylor Morris (jeune Asperger et autrefois non-verbale) qui explique comment les personnes autistes vivent leur situation de différence.
Pour afficher les sous-titres en français, cliquer sur le bouton “cc” dans la barre de menu de la vidéo.

Questions sur les résultats obtenus avec le logiciel Tom O’Connor

Dans cet article nous allons essayons de mieux comprendre ce que l’on peut attendre du logiciel d’évaluation cognitive et linguistique Tom O’Connor. Sous sa forme de jeu vidéo, il s’agit en réalité d’un véritable test très complet. Sa forme n’est là que pour capter et conserver l’attention des enfants/adolescents testés.

tom o'connor jeu évaluation cognitive et linguistique

Pour répondre à vos possibles questions, Philippe REVY (concepteur du logiciel et orthophoniste) nous donne quelques explications :

Ce logiciel permet d’effectuer une évaluation cognitive et linguistique, mais quels sont les domaines  évalués ?
-        La perception (visuelle et auditive)
-        L’attention (visuelle, auditive, partagée, flexibilité)
-        La mémoire (visuelle, auditive, verbale, de travail, de rappel)
-        La logique (déduction, raisonnement, problèmes, calcul mental…)
-        Les fonctions visuo-spatiales (neuro-vision, repérage spatial, latéralisation, rotations, symétries, fenêtre attentionnelle)
-        Le lange oral (phonologie, métaphonologie, évocation, lexique, fluence, flexions, syntaxe…)
-        Le langage écrit (lecture, orthographe, encodage, correspondance grapho-phonémiques, lecture flash, jugement, segmentation, réduction d’énoncés, compréhension…)
-        Les compétences transversales (planification, pragmatique, implicite, inférences, jugement, vitesse de traitement de l’information…)

 resultat tom o'connor

A quoi correspondent les couleurs utilisées dans les pages de résultats ? (Vert, orange et rouge)
Les résultats tiennent-ils comptent de l’âge de l’enfant ?

-        Vert > Les résultats obtenus sont dans la norme d’âge ou supérieurs à la norme.
-        Orange > Les résultats sont dans la norme d’âge mais restent à surveiller car fragiles dans certains domaines.
-        Rouge > Les résultats sont inférieurs à la norme et il faut travailler les domaines en rouge de manière spécifique avec au besoin l’aide d’un professionnel de la remédiation.

 cite des sciences    EMC    liris

Comment vous êtes-vous assuré du sérieux de ces tests ?
Tout d’abord, nous avons développé ces logiciels en collaboration avec 3 laboratoires de recherche :
-        Le Lutin, Cité des Sciences de la Villette
-        Le Liris de l’université Lyon 1
-        EMC, Etudes des Mécanismes Cognitifs de l’université Lyon 2

Ensuite nous avons effectué un étalonnage et une validation auprès de différents établissements scolaires du primaire et du secondaire ainsi qu’auprès de cabinets d’orthophonie prenant en charge des patients. Cela a permis de tester cliniquement les exercices sur plus de 500 élèves ainsi que sur des patients suivis en orthophonie.

Que pouvons-nous déduire et faire à partir des résultats ?
Les résultats sont reliés à un moteur d’intelligence artificielle qui s’adapte automatiquement au niveau cognitif et linguistique de l’utilisateur. En fin d’évaluation les résultats par domaine montrent comment le cerveau de l’apprenant fonctionne au niveau cognitif et linguistique et donne des pistes pour l’aide personnalisée ou la remédiation. Ainsi le logiciel préconise une démarche pédagogique ou thérapeutique concrète avec la liste détaillée des exercices informatisés pouvant faire progresser l’élève.

Définition de la semaine n°9 : TDAH

TDAH – Trouble Déficit de l’Attention Hyperactivité
Ce trouble est caractérisé par des difficultés à se concentrer « je suis très facilement distrait », une impulsivité marquée « j’agis avant de réfléchir », et une agitation incessante. « je bouge trop et je ne peux pas m’en empêcher ».

Le Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité est défini comme un regroupement de symptômes. Ceux-ci se répartissent selon 3 axes principaux que sont le déficit d’attention, l’hyperactivité et l’impulsivité. Selon les classifications internationales, un certain nombre de critères doivent être présent pour chacune de ces 3 dimensions, depuis plus de 6 mois au moins, avant l’âge de 5 ans et dans différentes situations de vie (école, famille loisirs), pour que le diagnostic puisse être porté.

>Le déficit d’attention ou inattention
Une incapacité à se concentrer sur une tâche plus de quelques minutes, une grande “distractibilité”.
Les mots clefs :
absent, rêveur, dans sa bulle, n’écoute pas, ailleurs, dans le brouillard, dans les nuages, rêvasse, pense à autre chose, tête en l’air…
Les caractéristiques du déficit d’attention dans le TDAH : Prise d’indice (sélection) défaillante, incapacité à maintenir un effort, déficit de l’attention sélective, déficit de l’attention soutenue.

>L’hyperactivité
Une agitation motrice non contrôlée et incessante.
Les verbes d’actions : courir, grimper, sauter, trépigner, ramper, bouger, déplacer, aller, venir, Descendre, monter, remuer, prendre, lâcher, tomber.

>L’impulsivité
L’impulsivité verbale et motrice.
Les attitudes significatives : N’apprend pas de ses erreurs, agit avant même de penser, moins satisfait par les récompenses que les autres enfants, moins sensible aux conséquences de ses actes que les autres enfants, contrôle de soi inadéquat.

Pour aller plus loin:
Article détaillé sur Wikipedia
HyperSupers TDAH-France – une association française spécialisée dans les TDAH
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