Toute l’actu de Gerip n°1

Pour bien commencer l’année, vous trouverez ci-dessous une lettres d’informations qui reprend les principales actus de GERIP.
Il vous suffit de cliquer sur la vignette ci-dessous afin de l’afficher en taille réelle.
Bonne lecture !

Interview d’orthophonistes n°5 : Carole GOETTIER (Suisse)

Pour bien commencer l’année, nous vous proposons pour la 1ère fois l’interview d’une orthophoniste suisse :-)

Nom et prénom : Carole GOETTIER
Métier : Logopédiste indépendante
Lieux (pays) : : Suisse
Domaine de prédilection : Langage oral et dyslexie-dysorthographie
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 34 ans, indépendante depuis 2003. Je partage mon cabinet avec une collègue depuis 2005 et travaille avec des enfants de 3 à 20 ans.

Qu’est-ce qui vous passionne dans votre activité ? Le métier de logopédiste est très varié et demande une constante remise à jour des connaissances et des démarches de travail avec les patients. De plus, les supports de travail peuvent être en tout temps modifiés ou améliorés. Ce travail est très diversifié.
Quelle est la principale problématique que vous rencontrez chaque jour en Suisse ? (dans le cadre de votre travail d’orthophoniste) En suisse romande, les problématiques sont différentes d’un canton à l’autre. En Valais, actuellement, le manque de logopédistes pour répondre aux demandes est la principale inquiétude.
Vous aidez Gerip à distribuer ses logiciels en Suisse, sentez-vous une différence dans l’approche du métier et des outils dans votre pays ? Je sens un intérêt croissant pour les logiciels en tant qu’outils de rééducation, car ils permettent une approche ludique et attractive pour les jeunes patients. Ils offrent un support de travail très pratique qu’on ne retrouve pas avec les outils sur papier.
En France, les orthophonistes se battent actuellement pour la « masterisation » de leur diplôme (niveau bac+5 aux normes européennes). Qu’en est-il en Suisse ? Quelles types d’études et pendant combien d’années devez-vous suivre ? En Suisse, pour être logopédiste, il faut faire le cursus universitaire de maîtrise en logopédie (Master). Il y a deux possibilités : Genève ou Neuchâtel, sur 5 ans chacune.

LABBEL – Évaluation et rééducation du langage des arabophones

Gerip vient tout juste de sortir le logiciel LABBEL. Ce logiciel est le 1er du genre permettant l’évaluation et la rééducation du langage oral et écrit des personnes arabophones. LABBEL a été élaboré, en partenariat avec GERIP, par des chercheurs universitaires canadiens et l’université de Montréal. Ensemble ils ont construit une batterie d’exercices prenant en compte les caractéristiques linguistiques de la langue arabe. A noter que les auteurs ont publié de nombreux articles scientifiques sur l’évaluation des apprenants arabophones. A noter que ce logiciel est utilisable par des orthophonistes ne parlant pas arabe.

A qui ce destine LABBEL :
LABBEL s’adresse aux adultes et enfants arabophones présentant des troubles du langage oral et écrit. Pour les activités de langage écrit, l’âge minimum conseillé est d’environ 8 ans.

Fonctionnalités majeures :
>41 activités de langage oral et écrit : discrimination, décision lexicale, dénomination, répétition, lecture,  copie, dictée, décision lexicale, jugement morpho-sémantique…
>Possibilité de tester et évaluer l’évolution d’un patient. L’option « sur-mesure » à sélectionner dans les options permet de tester le patient à 2 moments différents et ainsi de mesurer sa progression.
>Un logiciel accessible aux non-arabophones. Les consignes orales et écrites sont présentées en français ce qui permet aux praticiens de tester et d’aider des apprenants arabophones sans être locuteur de l’arabe.
>Un rapport informatisé de l’évaluation qui permet d’imprimer et de stocker les résultats des patients.

Pour en savoir plus sur LABBEL, c’est ICI.

L’autisme déclaré grande cause nationale 2012

Le 19 décembre dernier, nous publions un article sur l’autisme dans la rubrique “Petit lexique d’orthophonie“. Dans cet article de notre blog, nous vous donnions quelques infos sur ce trouble et nous partagions avec vous le témoignage touchant d’une jeu américaine. Pour rappel, l’autisme touche près de 600.000 personnes en France. Le lendemain (soit le 20 décembre), le 1er ministre François Fillon François FILLON attribuait le label “Grande Cause nationale 2012″ à l’autisme !

Si vous êtes comme moi, vous ne savez pas tout ce qui se cache derrière ce label. Hors celui-ci apporte un réel coup de pouce à toutes les associations qui s’occupent des personnes souffrant d’autisme ainsi que leur entourage. Concrètement ce label permet notamment aux associations d’organiser “gratuitement” des campagnes d’appel aux dons sur les radios et les télévisions publiques.


Depuis cette annonce, sont déjà prévus pour cette année :
12 janvier – Les 1ères rencontres parlementaires sur l’autisme à l’Assemblée nationale.
2 avril – La journée mondiale de sensibilisation à l’autisme qui donnera lieu à une campagne publicitaire, à l’Opération “La France en bleu” et à une soirée sur France Télévision “La Nuit bleue”.
Septembre – Organisation d’un “Tour de France de l’autisme”. Un bus sillonnera les principales villes françaises afin de sensibiliser la population à cette maladie.

Définition de la semaine n°11 : la dysorthographie

La dysorthographie

Définition
La dysorthographie est un trouble d’apprentissage caractérisé par un défaut d’assimilation important et durable des règles orthographiques (altération de l’écriture spontanée ou de l’écriture sous dictée). Celui-ci perturbe, dans des proportions variées, la conversion phono-graphique, la segmentation des composants de la phrase, l’application des conventions orthographiques (dites règles d’usage), et enfin l’orthographe grammaticale (marques flexionnelles que sont les accords et conjugaisons).

Les problèmes découlant de la dysorthographie sont :
-Une lenteur d’exécution, des hésitations et une pauvreté des productions ;
-Des fautes d’orthographe, de conjugaison, de grammaire et d’analyse ;
-Des difficultés à l’écrit semblables à celles du dyslexique ;
-Des erreurs de copies et des découpages arbitraires ;
-Des économies de syllabes, des omissions et des mots soudés.
-Ce trouble fait souvent suite à une dyslexie mais l’association n’est pas systématique. On distingue le trouble du développement du trouble acquis (suite à une lésion du système nerveux par exemple), on emploie dans ce dernier cas plus fréquemment le terme d’agraphie

Déceler le trouble
Chez l’enfant dysorthographique, on constate des problèmes spécifiques à l’écriture, que l’on ne retrouve pas dans le langage parlé. En écrivant, l’enfant va sauter des lettres, oublier des syllabes. Il va couper les mots de manière fantaisiste. Il aura de plus des difficultés avec l’écrit de manière générale et sera assez lent. La détection de ce trouble peut se faire dès le CP, lorsque l’enfant commence l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Les causes
Avant de rechercher les causes, il faut éliminer d’autres facteurs tels que les troubles visuels. Il faut également écarter la dysgraphie, qui sera traitée par un psychomotricien. La cause des troubles reste méconnue. D’éventuels problèmes physiologiques et des troubles psychoaffectifs sont cités.

Comment traiter ?
La rééducation de manière précoce est essentielle pour éviter le retard scolaire. C’est pourquoi le dépistage est essentiel. Comme pour la dyslexie, le traitement nécessite un suivi par un orthophoniste.

Sources: Doctissimo et Wikipedia.

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